Les COV - Combinés Organiques Volatils
 

 

La maison, ce refuge de bien-être peut se transformer en piège empoisonné. Il existe en effet des polluants bien spécifiques à l'habitat, les allergènes - déjections d'acariens et spores de moisissures - mais également des polluants chimiques dont on ne soupçonne ni l'existence, ni la nocivité. Ils appartiennent à la famille des COV - Combinés Organiques Volatils. Ils provoquent le cancer chez les animaux et sont classés probables cancérigènes pour l'homme.

'' Depuis trente ans, le développement de nouveaux produits chimiques pour le bâtiment, le mobilier et l'entretien a été très rapide. Ce changement n'a été suivi d'aucun contrôle de l'hygiène des bâtiments,'' analyse Séverine Kirchner, ingénieur au CSTB.
Parmi ces nouveaux produits se trouvent les COV, dont les aldéhydes, le formaldéhyde, le benzène, le toluène, les éthers de glycol actuellement fortement présents dans l'air ambiant des maisons.


Les COV - Combinés Organiques Volatils - sont des substances composées de carbone et d'hydrogène présents dans la plupart des matériaux de construction. Ils constituent une nouvelle source de pollution de l'air ambiant des maisons avec un pouvoir d'ébullition à basse température- environ 50° centigrades - et une évaporation aux températures ambiantes des habitations. Ils peuvent ainsi s'évaporer pendant des mois et des années.
L'un des plus nocifs est actuellement le Formaldéhyde - un combiné chimique dérivé du Formol. Ses émissions varient en fonction du taux d'humidité et de température de la pièce. Plus l'ambiance de la pièce sera chaude et humide et plus les dégagements de formaldéhyde seront importants.

Globalement les concentrations de COV sont de :
120 mg/m3/heure pour les peintures - 87 mg/m3/heure pour les colles
10 mg/m3 /heure pour les revêtements muraux et moins de
5mg/m3/heure pour les moquettes.

Pour une personne passant 80% de son temps à l'intérieur d'une maison ''rénovée'', l'exposition (la concentration multipliée par la durée d'exposition) atteindra 4000 µg !!

Effets des COV sur la santé

Les problèmes de santé liés aux polluants chimiques domestiques sont reconnus depuis peu. Ils sont nommés : hypersensibilité chimique multiple. Ils provoquent le cancer chez les animaux et sont classés cancérigènes possibles pour l'homme.. Les femmes et les enfants sont les plus vulnérables. L'hypersensibilité chimique multiple ne se détecte pas dans le sang. Une hypersensibilité entraîne une gêne importante au contact d'émissions infimes de polluants.

Formaldéhyde : c'est un irritant du nez et de la gorge reconnu et un puissant allergène. Suivant les concentrations, il peut provoquer des troubles du sommeil, de l'anxiété et des troubles de la mémoire, et, en association avec d'autres substances polluantes, une diminution des défenses immunitaires. L'OMS fixe la limite à 100µg/m3, et ce sur une durée de 30 minutes.
Pour une personne sensibilisée tel un asthmatique, elle tombe à 10µg.
En France, certains produits en vente libre contiennent des taux nettement supérieurs ( agglomérés, isolants…).
Toluène et xylène : ils sont présents dans les peintures et diluants. Ils provoquent fatigue, perte de mémoire et maux de tête. Le xylène pourrait être responsable de malformations congénitales.
Benzène : En remplacement du plomb supprimé dans les carburants, l'essence verte contient désormais du benzène, qui provoque des maladies cellulaires.
Les maisons sont contaminées par la pollution extérieure et les maisons individuelles avec un garage accolé semblent plus contaminées .
Ethers de Glycol : Ils sont présents dans les colles et peintures à l'eau. Pouvant être très solubles, ils peuvent pénétrer la peau et affecter le développement du fœtus et le système de reproduction chez l'homme.

Réglementation

Elle est stricte et sévère dans de nombreux pays tel les USA, l'Allemagne et la plupart des pays nordiques. Au Luxembourg, la médecine environnementale est indissociable des remèdes de l'allopathie.
Les rhumes à répétition, les crises d'asthme, les douleurs abdominales s'avèrent être liés dans de nombreux cas aux polluants de l'habitation.
En France, cela reste pour l'instant une incongruité. Le corps médical n'est pas informé. La réglementation s'avère insuffisante. Aucune obligation n'est faite aux fabricants pour informer le public des polluants entrant dans la composition de leurs produits. Les risques sanitaires ne sont pas suffisamment mentionnés.
Les marchands de matériaux et les entreprises de construction ou de rénovation ne sont pas formés et ignorent le problème.

Vous avez des doutes sur la présence de COV au sein de votre habitat. Cette recherche fait partie des points contrôlés lors d'une expertise d'habitat. Pour connaître les différentes recherches de pollutions faites lors d'une expertise cliquez ICI .